Couleurs&Décors
Devis

Un prix au mètre carré ne veut rien dire tant qu’on n’a pas dit ce qu’il y a dessous.


Deux pièces de même surface peuvent se chiffrer du simple au double. Ce n’est pas la peinture qui varie : c’est l’état du support et le nombre d’heures qu’il faut pour le rendre peignable.

Pièce vidée avant mise en peinture, murs ratissés, escabeau et bâche au sol sous une lumière rasante de fenêtre
C’est cet état-là qu’on vient chiffrer : le mur avant la peinture, pas après.
Comment on chiffre

Deux lignes séparées, toujours.

La surface se mesure en développé : on relève les murs et le plafond, on déduit les ouvertures au-delà d’une certaine taille, et on compte à part les ouvrages qui se peignent à la brosse — plinthes, huisseries, portes, radiateurs. Une porte n’est pas une surface de mur : elle prend deux faces, un chant, et beaucoup plus de temps qu’elle n’occupe de mètres carrés.

Le devis sépare ensuite la préparation de la finition. La finition est prévisible : elle dépend de la surface et du produit. La préparation, elle, dépend de ce qu’on trouve. Les mélanger dans un prix unique rend le devis incomparable — et c’est souvent l’intérêt de celui qui l’écrit ainsi.

Ligne 1Protection, dépose, préparation du support : décapage, rebouchage, ratissage, ponçage, dépoussiérage, impression
Ligne 2Finition : produit nommé, nombre de couches, aspect (mat, satiné, laque)
Ligne 3Ouvrages comptés à l’unité : portes, huisseries, plinthes au mètre linéaire
Hors devisCe qui relève d’un autre métier — ventilation, électricité, plâtrerie lourde, humidité de structure
Ce qui fait monter le montant

Cinq choses, et aucune n’est le prix du pot.

  • Un support qui ne tient pas — décollement, farinage, ancien papier peint qui laisse sa colle. C’est le premier poste, et de loin.
  • Un changement de teinte fort — passer d’un mur sombre à un blanc demande une couche de plus, parfois deux, et souvent une impression opacifiante.
  • La hauteur sous plafond — au-delà d’une certaine hauteur il faut un échafaudage roulant, monté et démonté à chaque pièce.
  • Les ouvrages à la brosse — une pièce sans plinthes ni portes se peint vite ; la même avec six portes à panneaux ne se compare plus.
  • Un logement occupé — protection complète chaque soir, remise en état chaque matin, et un chantier plus lent.
0 euro pour la visite et le devis. Ils ne se facturent pas et n’engagent à rien.

En revanche, le devis n’est écrit qu’après être venu voir. Un chiffrage donné au téléphone est une estimation, pas un engagement.

Ce qu’il faut préparer

Avant la visite, quatre réponses font gagner une demi-heure.

Rien de compliqué, et rien à mesurer : les relevés, on les fait sur place. Ce qui aide vraiment, ce sont les informations qu’on ne peut pas lire sur un mur.

L’historiqueCe qui a été fait avant : papier peint, peinture, enduit, et à peu près quand
Les défautsFissures, auréoles, cloques, zones qui reviennent après avoir été reprises
L’usagePièce humide, passage, chambre d’enfant : l’aspect et le lessivable en dépendent
Les contraintesLogement occupé ou vide, accès, étage, dates impossibles

Deux photos prises de loin, une par mur concerné, suffisent à préparer la visite. Inutile de faire mieux : une photo ne dit pas si un fond farine.

La visite

On touche les murs, on regarde en lumière rasante, on ouvre les angles.

Une visite dure le temps qu’il faut pour toucher chaque paroi concernée. On passe la main pour le farinage, on toque pour le décollement, on éclaire en rasant pour lire les défauts de planéité, et on regarde derrière les meubles et dans les angles — c’est là que se cachent les traces d’humidité.

Le devis part ensuite par écrit, avec les produits nommés, le nombre de couches, ce qui est inclus et ce qui ne l’est pas.


atelier@couleurs-decors.example

00 00 00 00 00
Coordonnées fictives : ce site est une démonstration.